Idanha et Ticia

Depuis qu'Idanha, cette petite jument grise, est entrée comme une tornade dans ma vie, j'apprend à penser cheval... Ce blog est avant tout dédié à Idanha et à nos réflexions équestres...

31 décembre 2008

Une clowneries de plus pour la fin de cette année

Pour conclure cette année 2008, idanha et moi même sommes donc heureuse de vous présenter notre dernier pas de danse qui est encore à l'état de perfectionnement mais qui nous amuse toutes deux enormément!

A voir ici :   http://www.dailymotion.com/video/x7kcb9_frencheval-cancan_animals



20 décembre 2008

Hasards et coicidences

Il faut parfois savoir faire un peu confiance à la vie et à sa curieuse façon de nous faire comprendre et ressentir des choses que l'on cherchait.... le jour où on ne les cherche plus!

J'avais quelque peu fait mon deuil de la peinture au profit de la sculpture, cette dernière me permettait de recommencer à zéro, sur une terre vierge d'illusions, de mauvaises habitudes, de mauvaises motivations...

Mais on ne peut fuir ce que l'on est, je ne peux renier le dessin qui est mon compagnon depuis ma plus tendre enfance et c'est finalement d'une façon très inattendue que je me rend à l'évidence...

En ce mois de décembre, motivée par une amie peintre je me décidais donc à reprendre de temps à autre les crayons, trouver un trait qui toujours au service des chevaux sache aussi être ce que je suis, ce à quoi j'aspire... Se lacher, se libérer... toutes ces choses tellement abstraites dont je cherche depuis des années le "mode d'emploi"... Comme si être libre et authentique pouvait avoir un mode d'emploi!

Alors que je me cherche, je finis également par me rendre à l'évidence, les portraits de chevaux, fidèles à leur photos ne peuvent être un moyen pour moi de me libérer, il faut que je m'en affranchisse et que je poursuive ma route.

Alors que je viens juste de décider de cela et de prendre la résolution de supprimer de mon site internet la rubrique portrait de chevaux, mon téléphone sonne...

Une personne qui a justement vu mon site et souhaite offrir à un ami qui vient d'avoir un accident, un portrait des chevaux qui ont marqué sa carrière de cavalier.... Un peu étonnée de la coincidence, je l'écoute et lui répond sans grande motivation, me demandant intérieurement pourquoi cet appel alors que je viens juste de décider de ne plus faire de portraits! Et l'oeil amusé, je scrute les cieux me demandant si quelqu'un aurait un message à me faire passer!

Il s'avère que le portrait en question devrait rassembler 8 chevaux sur la même composition... Un challenge inédit, qui commence raviver mon gout à relever toute sorte de défis fous... Et il devrait être réalisé au plus vite... encore un défi qui me pique au vif... Et le cavalier à qui ce cadeau est destiné s'avère être Eric Navet! Cette fois je blêmis et commence à trembler!

Me voila donc lancée dans une aventure folle, rassembler huit chevaux mythiques sur une même feuille, trouver la composition qui les mettra en valeur individuellement tout en gardant une unité entre tous... le tout avec un choix assez limité de photos... un temps également limité... Avant de commencer je continue de regarder là haut, peut être pour voir le sourire amusé et bienveillant de ma mère!

Les portraits m'ont toujours angoissée, comment être sure de saisir l'essence d'un cheval avec une photo? comment être certaine qu'au delà des traits extérieurs, le propriétaire saura retrouver la petite lueur qui lui plait tant dans l'oeil de son cheval, l'expression infime d'un plissement de naseau, d'un coin de lèvre...

EnavetEt cette fois pourtant je me retrouve totalement submergée par ce portrait, comme hypnotisée, je n'hésite plus, je ne réfléchis plus, je les dessines, les habille de chair tout en parvenant à conserver un peu de liberté dans mon trait... Je suis incapable de m'arrêter! captivée par cette horde naissante qui prend forme sous mes mains...

Et je comprend enfin, que ma liberté que je cherchais tant, ne tient à rien d'autre qu'à ça: la passion et la confiance. C'est si simple que j'en pleurerai de l'avoir tant cherché ailleurs, de mettre parfois fait tant de mal... Elle était juste là, en moi et il ne tenait qu'à une bonne étoile de savoir me montrer la voie.

Posté par articia à 13:39 - LE CHEVAL ET L'ARTISTE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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19 décembre 2008

De la passion...

P1060263sepiaComment font les gens pour vivre sans passion… Bien souvent les passionnés que nous sommes, passionnés par nos chevaux, passionnés par notre art, sont considérés avec un étrange mouvement de recul mêlant à la fois l’incompréhension et la peur de la folie…

Ils ne nous comprennent pas, ces gens qui ont une vie toute faite de raison, de prévision et de modération…

Ils ne peuvent pas supporter les élans indomptables que connaît un cœur passionné… la crise cardiaque leur paraîtrait plus douce…

Ils ne connaissent -et ne veulent surtout pas connaître- les feux dévorant de la passion, cette indicible sensation qui nous prend aux tripes à nous faire perdre la raison, cette capacité irrationnelle que l'on aurait à tout abandonner pour l'objet de sa passion... Ils ne peuvent imaginer cette folie douce qui ne vient pas de notre esprit mais de notre être tout entier, de ce brasier qui nous enflamme, nous libère et nous enchaîne à la fois… Cette flamme qui ne connaît ni la sagesse ni la raison mais simplement un cœur déchaîné et brûlant de s’abandonner à cet envoûtement….

Comment leur faire entendre que notre esprit bien souvent chevauche loin d’eux pour assouvir ces envies de bruits, d’odeurs et de chaleurs si particuliers, ce manque inconsolable qui nous tenaille lorsque la vie nous éloigne de nos chers chevaux, qu’il ne s’agit ni d’un caprice ni d’une légère nostalgie mais d’un manque cruel, un vide sidéral qui happe une partie de notre âme, sans eux nous sommes incomplets et vides, des fantômes errant à travers le monde à la recherche de leur raison d’être …

Tout cela ne leur semble être que poésie romantique et vestiges de rêves d’enfant…

Comment leur faire comprendre que nos jours et nos nuits sont rythmés par la mélodie cadencée d’un galop assourdis par le sable, ponctués par de chauds soupirs aux naseaux de velours, hypnotisés par des voluptes de crinière emportées au vent d’une course folle, enivrés par des odeurs de paille de foin et sueur mêlés et le refrain immuable des fers claquant sur le sol…

Alors nous épuisons nos journées d’errances loin de nos chevaux, lorsque de temps à autre le hasard fait se croiser deux âmes qui partagent la même peine, elles se reconnaissent immédiatement et s’attirent, elles échangent et parlent sans retenue, avec avidité comme l’on boirait à une oasis après la traversée du désert…

07 décembre 2008

terre cuite...enfin!

Après des mois d'aprentissage et de recherche, des mois à développer une patience dont jusque là j'aurai été incapable, des mois à réparer les jambes fissurées, les oreilles cassées et autres mésaventures, des mois à me persuader que tout cela ne serait pas vain, qu'il ne fallait pas abandonner...

Après ce long voyage voila donc que ma première sculpture en terre à passé avec succès l'épreuve du feu.

Certes un étalon robuste comme lui ne se serait pas laisser abatre pour si peu, mais il n'empèche que je tremblais en le donnant à la cuisson, je le regardais, peut être pour la dernière fois... Il s'en faut de peu, une bulle d'air, un défaut et tous ces mois de travail et d'amour se brisent littéralement dans la fournaise.

C'est en tremblant aussi que je suis retournée le chercher... et pourtant il était là, couché dans sa caisse de transport et .... intact... J'emportais avec un empressement d'enfant mon cheval loin des regards pour pouvoir le toucher et le regarder seule à seul. La légèreté avec laquelle je trotinais vers ma voiture mon cheval entre les mains le coeur totalement déchainé de joie et de soulagement, cet état me rappelais les matins de noel, lorsque j'ouvrais ce cadeau qui renfermait le plus souvent un cheval! je partais alors à la course dans ma chambre pour pouvoir le regarder tranquillement, imaginer quel ami et compagnon il allait être, le faire vivre à travers mon imagination...

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Et voila mon premier cheval de terre cuite est enfin là! je le prend avec la même apréhension que lorsque je le manipulait avant sa cuisson, la peur de le casser... et pourtant lorsque ma bague touche la terre et qu'un son presque métallique se fait entendre, je comprend qu'il n'est plus le même.

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Il n'est plus la chose fragile et friable que j'ai porté au potier, il a passé l'épreuve du feu, il est devenu un guerrier. Brut et dur, il n'est plus ce petit être qui pouvait s'anéantir sous son propre poid, c'est un étalon pret à vivre sa propre vie, martelant le sol de ses sabots...

Posté par articia à 11:21 - LE CHEVAL ET L'ARTISTE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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